Quand le rachat de crédit fait reculer les revenus des banques

Si le rachat de crédit a permis à de nombreux Français de réaliser de substantielles économies, force est de constater que les banques ont accusé le coup avec une baisse de 3 % de leurs revenus. Et ce n’est pas près de s’arrêter puisque cette opération bancaire reste encore très attractive.

Les conséquences du rachat de crédit seront générales pour les banques

Alors que la Banque centrale Européenne a opté pour une politique monétaire très favorable aux établissements bancaires de la zone Euro en ramenant ses principaux taux directeurs à des niveaux inédits pour doper l’économie et la croissance, les emprunteurs français ont été particulièrement nombreux à demander une renégociation de crédit à leur banque ou à solliciter une autre pour faire des économies sur leurs crédits immobiliers.

La vague des opérations de rachat ou de renégociation de crédit immobilier a ainsi fait le bonheur des emprunteurs. Néanmoins, cette vague a aussi mis sous pression les revenus des banques Françaises (nationales et régionales). Les établissements prêteurs constatent ainsi une baisse de plus de 3 % de leurs revenus en 2016, selon l’agence de notation canadienne DBRS qui note que  « Les renégociations et les rachats de crédits à l'habitat sont susceptibles d'avoir un impact de long terme sur la profitabilité des portefeuilles de prêts immobiliers français. »

En fait, l’impact de cette tendance sur les banques sera plus long, puisque la plupart de ces opérations de rachat ou de renégociation ont été réalisées avec des taux d’intérêt fixe. Toutefois, l’agence n’est pas alarmiste puisqu’en général, les revenus des banques de détails sont beaucoup plus diversifiés en France que dans la plupart des pays de la zone Euro. Les impacts de rachat de créances devraient donc être gérables, selon la même agence de notation.

Le rachat de crédit immobilier reste toujours attractif financièrement

Si de nombreuses études statistiques montrent que les demandes de rachat et de renégociation de crédit ont été nombreuses en 2013, 2014 et 2022 par rapport aux années précédentes, force est de constater qu’elles ont redoublé en fin d’année 2022 et au début de 2017. A savoir qu’en avril 2017, ces opérations bancaires ont concerné près d’un tiers de l’encours des prêts immobiliers accordés par les banques sur un an, selon les chiffres de DBRS.

Par ailleurs, les emprunteurs sollicitent, certes, ces opérations de banque moins que les années précédentes, mais elles restent toujours attractives financièrement. En d’autres termes, le filon du rachat et de la renégociation de prêt immobilier n’est pas totalement épuisé.

En fait, de nombreux emprunteurs auraient encore la possibilité de faire abaisser le coût de leur crédit, mais ils pensent qu’ils n’en ont plus l’opportunité, alors que les taux n’ont quasiment pas évolué depuis plusieurs mois.

A savoir également que les emprunteurs dont la situation financière et/ou professionnelle s’est stabilisée et qui n’avait pas réussi à obtenir un financement faute de convaincre les prêteurs de la solidité et de sa sérénité de leur situation financière et/ou professionnelle peut retenter leur chance en réalisant une simulation de rachat de crédit immobilier auprès d’un intermédiaire bancaire spécialisé en la matière.

Les demandes rachat de crédit retrouvent un rythme quasi-normal

Selon les chiffres de la Banque de France, la part des rachats et des renégociations de prêt au sein des crédits nouveaux prêts est passée de plus de 60 % en janvier 2022 à un peu plus de 32 % en juin 2017. L’époque où les établissements bancaires étaient submergés par les rachats de créances semble peut-être dernière eux, mais les statistiques montrent aussi que ces spécialistes continuent à faire racheter les encours de leurs clients et que les demandes de ces opérations de banque ont retrouvé un rythme de croisière à peu près normal.

Par ailleurs, l’évolution des taux d’intérêt à la hausse comme à la baisse  dans les mois à venir donnera certainement la nouvelle tendance des opérations de rachat de créances. Un changement brutal du cadre législatif de certains dispositifs de soutien à l’immobilier pourrait rendre certaines banques particulièrement agressives sur les barèmes.

Dans tous les cas, les intermédiaires bancaires continueront de de proposer des offres de rachat de créances aux Français, quelques soient les conditions de financement en vigueur, puisque le rachat de prêt immobilier peut avoir d’autres motivations que financières (baisse du taux d’endettement, financement de nouveaux projets, perte de revenus…).


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