Les taux et la production des crédits immobiliers stagnent

L’enthousiasme des Français pour l’immobilier ne s’est pas atténué malgré la légère hausse des taux d’intérêt en 2017. Toutefois, le marché semble s’essouffler depuis le mois de juillet.

Les taux stagnent mais les prix flambent

Dans le monde de la finance, il est bien connu que les taux d’intérêt des financements à l’habitat augmentent progressivement durant la période estivale mais l’été 2022 déroge à la règle. Les barèmes bancaires avaient réellement progressé en février dernier puis avaient fluctué pendant plusieurs mois. En juillet, il semblerait que les taux se soient stabilisés à 1,55% contre 1,56% au mois de juin (toutes durées confondues) selon l’Observatoire Crédit Logement / CSA.

Les conditions d’octroi des prêts immobiliers restent favorables pour bon nombre de futurs acquéreurs et il est encore temps de prendre rendez-vous chez son banquier ou de se tourner vers un intermédiaire bancaire afin de réaliser son projet d’habitation. Néanmoins, les experts du marché de la pierre constatent encore au mois de juillet une hausse rapide des prix des logements dans 80% des grandes villes de l’Hexagone. L’augmentation des prix des habitations en France fait baisser progressivement le pouvoir d’achat des primo-accédants malgré les conditions de financement avantageuses.

La conséquence directe de l’affaissement du pouvoir d’achat immobilier ne s’est pas fait attendre : la demande de biens n’arrive plus à suivre la cadence puisque le budget des ménages n’est pas extensible. Pour amener à bien leur projet immobilier, les foyers allongent de plus en plus la durée de leur emprunt à l’habitat pour réduire la mensualité à rembourser. Cette tendance a été observée sur l’ensemble du territoire tricolore et inquiète le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) concernant la solvabilité des acteurs.

Les renégociations des crédits immobiliers reculent fortement

Les statistiques de la Banque de France sont sans appel : depuis le mois de janvier 2017, la part des renégociations et des rachats de crédits dans la production des nouveaux crédits baisse fortement. En janvier, les renégociations et regroupements de prêts avaient atteint 61,58 % des nouveaux prêts octroyés sur le territoire français par les banques commerciales.

En juin la part des rachats de créances est estimée à 32,69% des nouveaux crédits à l’habitat accordés. La raison principale reste la hausse des taux affectés aux prêts immobiliers, les Français estiment que la renégociation ne rapporte pas un gain assez conséquent sur leurs finances en raison du relèvement des barèmes des établissements prêteurs.

A noter que malgré la hausse progressive des taux, les conditions des organismes de crédit se sont assouplies et il est encore temps de réaliser un rachat de prêt ou une renégociation de crédit. Sur une durée de remboursement similaire, il est tout à fait possible d’obtenir un taux d’intérêt sensiblement inférieur et bénéficier de gains substantiels.


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