Banque en ligne : un succès en demi-teinte en France

Les banques digitales attirent des millions de clients dans l’Hexagone mais ils continuent à faire confiance aux banques classiques pour domicilier leurs revenus.

La barre des 4 millions de clients franchie

Difficile d’échapper aux banques en ligne tant elles sont présentes dans les moindres espaces publicitaires. Que ce soit à la télévision, sur ordinateur, sur smartphone ou dans la rue, les réclames ont pris d’assaut tous les supports.

Il faut rappeler qu’en l’espace de quelques années seulement, l’offre des banques digitales a rapidement crû. Face à la dynamique du tout numérique, tous les groupes bancaires se sont lancés dans la bataille commerciale de la banque sur internet. Car si l’offre s’est élargie aux yeux des consommateurs, en réalité le marché n’est pas totalement bousculé… Au contraire, en créant de nouvelles marques de banques 2.0, les groupes bancaires traditionnels ont pu mener des campagnes géantes de recrutement.

Parmi les nouveaux acteurs bien réels cette fois-ci, il faut noter l’arrivée des néo-banques. Ces établissements de dernière génération constituent une forme de nouvelle concurrence car ils sont soit basés dans l’Hexagone ou bien, ils proviennent de société exerçant dans un autre domaine d’activité. Cela est notamment le cas avec une banque connectée lancée par un opérateur téléphonique historique en France.

23 % des comptes en ligne sont des comptes principaux

Avec des offres alléchantes défiant toute concurrence, les banques en ligne et les néo-banques ont su séduire quelques 4,4 millions de clients dans l’Hexagone. Mais attention, cela ne signifie pas que des millions de clients s’en servent comme des comptes principaux. Car en réalité, ils ne sont que 23 % à domicilier leur revenu auprès d’une banque en ligne. Les banques 2.0 sont donc majoritairement des comptes secondaires qui permettent de profiter d’une autre carte de paiement.

Sans oublier les offres de bienvenue qui favorisent les ouvertures de comptes mais ensuite bon nombre d’entre eux restent inactifs. Selon l’ACPR, 14 % des nouveaux comptes n’ont aucune activité. Rien n’est définitivement acquis pour les nouveaux acteurs. A en croire la presse spécialisée, les néobanques ont déjà une partie de leur clientèle qui se plaint de mauvaises expériences. Le marché bancaire promet donc de rester en ébullition…


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