Crédit immobilier : la hausse brutale des taux n’est plus à craindre en 2017

Annoncée avec insistance par de nombreux analystes et observateurs du marché du crédit immobilier, la hausse brutale des taux d’intérêt ne semble plus à craindre en 2017. Une bonne nouvelle pour les demandeurs de prêt.

Crédit immobilier : c’est le statu quo pour les taux d’intérêt

Le nombre record des demandes de crédit, un potentiel changement de la politique de la BCE ou encore une baisse des marges des banques…, auraient pu justifier une hausse brutale des taux d’intérêt des crédits immobiliers.

Cela n’a pas été le cas, les barèmes des financements à l’habitat sont stables depuis plusieurs mois. Pour certains observatoires et baromètres, c’est le statu quo sur les taux d’emprunt par rapport à la même période de l’année.

Le scénario catastrophique d’une forte augmentation des taux des prêts à l’habitat, annoncé par divers statisticiens, ne semble plus à craindre cette année. De ce fait, force est de constater que les acheteurs et ceux qui souhaitent revoir les conditions de leur prêt en cours bénéficient toujours de conditions particulièrement attractives.

Par ailleurs, l’attractivité des conditions de financement est toujours liée au niveau du taux des Obligations Assimilables du Trésor à 10 ans (OAT 10 ans). A savoir que ce barème de cet indicateur est, en effet, passé sous la barre de 0,70 % en août 2017, après une note à 1,20 % en mars. Résultat : les grands réseaux d’intermédiaires bancaires constatent des baisses des taux en septembre pour la quasi-totalité des grands établissements bancaires nationaux et régionaux.

Les barèmes pourraient progresser en 2018

A ce jour, tout va bien sur le marché du crédit immobilier et ce, quel que soit le profil emprunteur du demandeur (jeune, âgé, salarié, fonctionnaire, libéral…). Selon, les statistiques officielles, la capacité d’emprunt des Français a augmenté de 33 % en seulement huit ans. Cette forte hausse du pouvoir d’achat immobilier est en grande partie grâce à la baisse historique des taux d’emprunt.

La période est donc opportune pour concrétiser son projet d’achat immobilier ou de rachat de prêt, sachant que les prêteurs continuent de rechercher des candidats à l’accession ou au rachat de créance pour maintenir les parts de marché qu’ils ont gagnées depuis plusieurs mois, voire année, dans un contexte d’euphorie générale.

Néanmoins, le pouvoir d’achat immobilier des Français pourrait être impacté à partir de 2018, notamment à cause d’une potentielle hausse des barèmes en 2018. En fait, à analyser de près les différents paramètres du marché, force est de reconnaître que le sens de la conjoncture est probablement celui d’une hausse, modérée et continue, des barèmes dans les mois à venir.

D’abord, Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE) a fait savoir, début septembre 2017, que l’institution de Frankfort compte réduire progressivement son soutien à l’économie de la zone Euro via son programme QE (rachats d’actifs). Cela aura forcément des conséquences sur les taux des OAT 10 ans. A savoir qu’en général, les banques ajustent leurs barèmes en fonction du niveau des OAT 10 ans.

Ensuite, l’entrée en vigueur de plusieurs législations (la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur, la mobilité bancaire) pouvant réduire considérablement la marge des banques, pourraient contraindre ces derniers à ajuster leurs barèmes.


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