Crédit immobilier : les perspectives sont moins florissantes pour 2018

Avec des taux d’intérêt toujours attractifs, malgré quelques hausses, les récentes statistiques montrent que le marché du prêt à l’habitat se porte bien en 2017. Néanmoins, les perspectives pour 2022 sont beaucoup moins favorables.

Volumes du prêt immobilier : une hausse de 8 % en 2017

Pour l’année 2017, le bilan du marché immobilier est positif. Certes, les taux d’intérêt ont progressé, mais la progression a été contenue. Les hausses ont varié entre 0,5 % et 0,30 % selon les profils et les projets de financement (achat immobilier, investissement, rachat de crédit…). Toutefois, les coûts moyens des financements à l’habitat restent attractifs et largement en dessous des moyennes pratiquées il y a 2 ou 3 ans.

Quant au volume de prêt immobilier, celui-ci a véritablement augmenté, malgré la chute des demandes et le ralentissement des opérations de rachat et de renégociation de prêt immobilier. Pour conséquences, la plupart des opérations concernaient les transactions qui se sont envolées. Dans l’immobilier l’ancien, les transactions devraient atteindre les  900 000 unités, soit une hausse de près de 6 %, selon certaines estimations.

Toujours selon les mêmes estimations, les volumes des financements à l’habitat accordés aux particuliers progresseront d’environ 8 % à la fin de l’année 2022 pour atteindre environ 166 milliards d’euros, contre 154 milliards d’euros en 2016.

Crédit, marché immobilier : les prévisions de 2022 sont moins favorables

Avec une tendance haussière des taux d’intérêt qui devrait se poursuivre de manière progressive (jusqu’à  + 0,60 % par rapport aux taux actuels) et l’entrée en vigueur des certaines mesures (PTZ 2018, réalisation annuelle d’assurance emprunteur), les perspectives sont beaucoup moins florissantes pour 2018.

Certains spécialistes estiment que la hausse inévitable des taux d’intérêt immobiliers s’accompagnera d’un durcissement des critères d’octroi des prêts. A savoir que les principaux établissements bancaires se préparent déjà à la fin de l’argent bon marché. Cela pourrait accélérer le recul des demandes de financement immobilier. Dans cette configuration, la nécessité de passer par un intermédiaire bancaire serait plus grande dans les jours à venir, surtout pour les primo-accédants et les ménages modestes.

Par ailleurs, les prix de la pierre pourraient continuer à augmenter l’année prochaine alors que les effets de la nouvelle version du prêt à taux zéro (PTZ 2018) devraient se faire sentir, plus particulièrement dans le marché de l’immobilier neuf. A savoir que l’année dernière, plus de 70 % des primo-accédants ont bénéficié de ce dispositif.


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