Déjà un an pour le nouveau mandat de mobilité bancaire

En février 2017, la loi Macron introduisait la nouvelle mobilité bancaire. Selon les spécialistes, la ruée vers le changement de banque n’a pas eu lieu.

Faciliter le changement de banque et la domiciliation

Le nouveau mandat de mobilité bancaire souffle sa première bougie.  Entrée en vigueur, le  6 février 2017, en application de la loi Macron, la nouvelle mobilité bancaire est censée faciliter les changements de banque et notamment les domiciliations bancaires. En mandant sa nouvelle banque, le client la charge de gérer toutes les démarches relatives au changement de compte. Selon une étude parue en octobre dernier, seulement 1 client bancaire sur 10 avait changé d’établissement bancaire sur les 12 mois écoulés. Et parmi eux, seulement 10 % ont utilisé le nouveau mandat de mobilité.

En réformant la mobilité bancaire, le législateur a voulu remettre la France sur cette voie. Car en février 2017, la mobilité bancaire ne représentait que 4,5 % des dossiers. Une statistique bien loin des 10 % observés à l’échelle européenne. Les clients français ont beau regarder les tarifs annuels, c’est avant tout lors des recherches de prêt immobilier qu’ils osent franchir le pas du changement de banque afin d’obtenir les conditions de financement les plus avantageuses.

Les banques en ligne, qui attendaient beaucoup du dispositif législatif, restent cantonnées à des rôles de banques secondaires. Disposer d’un second compte courant et d’une carte de paiement permet aux clients de gérer facilement leur budget notamment depuis leur smartphone. Pourtant, les offres de crédit immobilier en ligne existent, mais pour une démarche aussi importante, les usagers ont besoin d’être rassurés par un conseiller financier.

Les banques en ligne tirent leur épingle du jeu sur la Toile

Chaque jour, les Français sont bombardés de pubs TV pour des banques classiques, des organismes de crédits ainsi que des banques en ligne. La visibilité des établissements financiers ne se limite pas qu’au petit écran. Sur Internet, les marques se livrent à une véritable guerre commerciale afin d’attirer le plus grand nombre de visiteurs. Car une fois en ligne, les visiteurs peuvent vite se chiffrer en millions. Jouissant de son statut de banque historique nationalisée, un établissement a attiré 15,4 millions de visiteurs au cours de l’année 2017.

Sur la même période, les banques en ligne ne sont pas en reste. Bien que leur nombre de visites reste faible au regard des banques classiques, elles ont pour elles la particularité d’être recherchées par les internautes. Les outils de mesure des moteurs de recherches indiquent que les banques en lignes font l’objet de millions de requêtes et peuvent rivaliser avec les volumes de recherches des banques classiques. Il faut toutefois noter que les recherches des internautes sont liées à d’autres mots clés. Les banques en ligne répondent ainsi aux recherches portant sur les prêts immobiliers, les offres spéciales ou les cartes bancaires.

Pour diversifier leur vitrine, les acteurs des services financiers digitaux sont également présents sur les réseaux sociaux. Les canaux de communication tels que Twitter ou Facebook leur offrent une visibilité supplémentaire auprès d’un public connecté qui correspond à leur cœur de cible.


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